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Samedi 17 février 6 17 /02 /Fév 09:54
La semaine dernière, j'ai installé Beryl. C'est arrivé comme ça un peu par hasard au détour d'un lien. J'avais précédemment pas mal lutté pour installer Compiz, son grand frère et le manque d'intégration avec KDE au regard de la valeur ajoutée m'avait poussé à m'en tenir à un bureau normal pour les mois à venir. Vu que ce coup ci, l'installation était l'affaire de deux coups de click, je me suis laissé tenté et ai décidé de vivre un peu tous les jours avec pour voir si au bout de quelques temps je pouvais m'en passer ou non.

1° Premiers contacts
L'installation s'est cette fois déroulée sans soucis. Beryl possède un dépot pour Ubuntu 6.10 et des paquets pour KDE ont cette fois vu le jour. Mon laptop (centrino duo) et sa modeste carte graphique à base de chipset intel915 se sont soudainement transformé en un couple virtuose.

Le premier truc qu'on regarde avec Beryl, c'est le coup des bureaux virtuels sur le cube. Ça ne sert absolument à rien mais c'est très impressionant.


C'est la danse des bureaux virtuels...

Avec ce truc là, vous êtes sûrs de rendre jaloux tous vos collègues de bureau. À grands coups de souris voila les bureaux qui défilent à toute vitesse, on voit réellement toutes les applis continuer à tourner en même temps le tout avec une fluidité étonnante.

Pour tout vous avouer, le coup du cube, dans la vraie vie, ça ne sert à rien d'autre que de faire plaisir à ses yeux. La fluidité est la vraie valeur ajoutée de Beryl. Je continue de m'en tenir au raccourci pour atteindre rapidement chaque bureau.

2° Les fenêtres
Beryl dans la vie de tous les jours c'est surtout tous des petits effets visuels agréables pour tout ce qui est courant : apparitions, disparitions, réductions, mouvements de fenêtres etc... Les fenêtres «molles» sont, à mon goût une des choses les plus intéressantes de Beryl. Les fenêtres se collent, s'étirent, tremblent comme de la gelée et mine de rien, cela change le rapport entre l'utilisateur et l'ordinateur, comme si on se sentait plus à l'aise avec des fenêtres que l'on pouvait malaxer à volonté.

À cela s'ajoute un effet configurable à souhait pour chaque action, le tout dans une fluidité parfaite. Les fenêtres apparaissent et disparaissent en tremblottant, dans une sorte de brouillard ou encore se consument dans des flammes. Tout cela est évidemment toujours complètement inutile mais il est bien agréable d'avoir une interface qui répond au doigt et à l'oeil et cela compte quand on passe ses journées devant.

Le fait par exemple que l'on puisse jouer sur la transparence des fenêtres à volonté permet parfois de saisir dans une fenêtre tout en gardant l'oeil sur une fenêtre dessous. C'est ce genre de chose qui changent la manière de travailler. Ma barre de ressource machine n'est ainsi plus une gène, elle est semi transparente par dessus les autres fenêtres et ne m'embète plus.

Multiple source d'information grâce la transparence


3° La navigation
Outre le cube et les bureaux virtuels que proposent presques tous les gestionnaires de fenêtres sous Linux, est à signaler la présence d'un effet «exposé». En fait, je devrais dire qu'il existe deux exposés, un pour les fenêtres du bureau courant et un autre pour l'ensemble des fenêtres. Là encore, rapidité, fluidité et fenêtres molles. La possibilité de passer en mode exposé en plaçant la souris dans un des coins de l'écran n'est évidemment pas sans faire penser à un autre pionnier de l'interface : MacOSX.


L'autre moyen très connu pour naviguer entre les fenêtres est la combinaison ALT+TAB. Beryl propose là encore un ALT+TAB pour les fenêtres du bureau courant et un autre entre toute les fenêtres. Comble du luxe graphique, Beryl propose un deuxième effet : le SUPER + TAB (le super étant la touche windows). Cela fait tourner les fenêtres sur une ellipse pour choisir la fenêtre à faire passer au premier plan. Il est possible de les faire tourner dans les 2 sens avec l'utilisation on non de la touche SHIFT et là encore de choisir le scope des fenêtres avec l'utilisation ou non de la touche CTRL.

Une des grandes forces de Beryl est également la possibiltié de lui ajouter des plugins. Il est ainsi possible d'ajouter des extensions permettant de grouper des fenêtres (comme sous Enlightenment) et ainsi de leur donner le même comportement (mouvement réduction etc)  très pratique pour des applications multi fenêtres comme Gimp. Il est également possible de tabber les fenêtres (comme sous Fluxbox) tout cela étant décrit ici.


4°Conclusion
Après deux semaines de Beryl, je dis OUI. Aujourd'hui ce gestionnaire de fenêtres est celui que j'utilise par défaut pour travailler. Sa fluidité et l'impression de souplesse qu'il procure sont très agréables et transforment un tant soit peu l'expérience de l'utilisation d'un ordinateur. Certains verront comme un défaut, d'autres comme une qualité les centaines de réglages possibles pour chacun des effets, les valeurs par défaut étant très bien.

 Tout cela semble être la perfection même me direz vous. Beryl possède heureusement des defauts. Le premier est le manque d'intégration avec KDE. Les bureaux virtuels semblent être gérés séparemment par les 2 applications ce qui rend inutile la partie KDE. D'autre part, et curieusement d'ailleurs, j'ai des soucis avec les jeux utilisant OpenGL (crack-attack ne se lance plus). Comme il est possible en un click de revenir à l'environnement fenêtré par défaut de KDE cela ne pose pas de réel problème mais tout de même.


Pour finir, je vous dirai que malgré l'inutilité directe de cet environnement, le plaisir de l'utiliser prend le pas et tous ceux qui le voient tourner contractent le désir de voir une telle chose prendre place sur leur machine. Le couple Kubuntu + Beryl étant relativement facile à installer cela est un vecteur de Linux chez l'utilisateur néophyte, initiative que je ne peux qu'encourager.
Par greg - Publié dans : geekblog
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