Quantcast

Samedi 8 mars 6 08 /03 /Mars 16:22
préambule :
Ça faisait longtemps (presque 1 an) que je n'avais pas bafouillé sur ce blog. Je ne vous apprendrai pas que certains moments de la vie sont plus propices au partage et à l'intérêt en général que l'on peut porter sur tout un tas de choses.
Après quelques péripéties et grâce à la bienveillance de mon employeur (sensiolabs), me voila désormais Nantais et télétravailleur. Après quelques semaines d'une installation sans soucis, l'humeur me reprend donc de blogger avec vous de tous les sujets informatiques passionants qui nous attendent en 2008 à commencer par celui que je vous propose  aujourd'hui : l'art de screen.

Les découvertes les plus flagrantes sont parfois celles qui peuvent passer les plus inaperçues. Vous savez en effet tous comme moi qu'une fois dans votre screen vous pouvez lancer d'autres screen avec la commande «screen». C'est d'ailleurs comme cela que je m'amusais à configurer des .screenrc qui permettaient de lancer un Vim, une console psql et 2 shells pour coder tranquillement sur mes projets.

Erreur !

Cette mécompréhension de l'utilisation de screen m'obligeait à une manoeuvre compliquée : cela m'obligeait à me déplacer dans le répertoire de mon projet pour ensuite lancer un screen en spécifiant le fichier de conf «spécial screen mode projet».

Screen est beaucoup plus simple que ça. Imaginez que plutôt que de lancer «vim», vous lanciez «screen vim». Un screen supplémentaire est alors dédié à votre Vim et laisse votre shell disponible. Mieux : une fois Vim quitté, vous revenez à votre screen précédent.

Je vous laisse savourer une telle découverte : vim, less, man, psql et j'en passe, que d'applications que l'on peut lancer à l'aide de screen et se les garder sous le coude si besoin est.

Par greg - Publié dans : screen
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 6 avril 5 06 /04 /Avr 14:51
Bonjour à tous,
Désolé de ne pas être très assidu au blog en ce moment, j'ai en ce beau printemps pas mal d'occupations prenantes autre que de geeker ;o)

Je vais néanmoins vous concocter un petit article pratique pour ceux qui aiment faire des scripts pour tout automatiser. Créer et parcourir des tableaux en shell.

greg@localhost:~/$ mon_tableau=(un deux trois quatre);
greg@localhost:~/$ echo $mon_tableau
un
greg@localhost:~/$ echo ${mon_tableau[0]}
un
greg@localhost:~/$ echo ${mon_tableau[1]}
deux
greg@localhost:~/$ echo ${mon_tableau[*]}
un deux trois quatre
greg@localhost:~/$ echo ${mon_tableau[@]}
un deux trois quatre
greg@localhost:~/$ echo ${!mon_tableau[*]}
0 1 2 3
greg@localhost:~/$ echo ${#mon_tableau[@]}
4

On peut remarquer plusieurs choses utiles :
- afficher la variable du tableau retourne la valeur du premier élément du tableau.
- on affiche les différents éléments à partir de leur index dans le tableau, le shell ne permet donc pas de créer des «hash» ou tableaux associatifs.
- Il existe deux manières de récupérer le nombre d'éléments d'un tableau ou ses index avec les cactères spéciaux «*» et/ou «@». Nous verrons en quoi ces 2 caractères sont différents un peu plus loin.

Ajouter, effacer des valeurs d'un tableau:
greg@localhost:~/$ mon_tableau[5]=six
greg@localhost:~/$ echo ${!mon_tableau[*]}
0 1 2 3 5
greg@localhost:~/$ unset mon_tableau[0]
greg@localhost:~/$ echo $mon_tableau

greg@localhost:~/$ echo ${!mon_tableau[*]}
1 2 3 5
greg@localhost:~/$ unset mon_tableau
greg@localhost:~/$ echo ${!mon_tableau[*]}

greg@localhost:~/$ _


Il existe  deux moyens faciles de parcourir les tableaux en shell avec un for :

greg@localhost:~/$ for index in "${!mon_tableau[@]}"; do echo ${mon_tableau[$index]}; done
un
deux
trois
quatre
greg@localhost:~/$ for elt in "${mon_tableau[@]}"; do echo $elt;done
un
deux
trois
quatre
greg@localhost:~/$ for elt in "${mon_tableau[*]}"; do echo $elt;done
un deux trois quatre

Et là, nous voyons bien la différence entre le «*» et le «@». L'arobase nous retourne la liste des éléments du tableau alors que le «*» nous retourne le contenu du tableau dans une seule chaîne. Pour calculer les indexes et le nombre d'élements d'un tableau, cela ne fais pas vraiment de différence mais dès qu'il s'agit de parcourir le tableau la différence est de taille.

Un tableau particulier : $
Ce tableau est un tableau spécial du shell, il contient les paramètres passés au shell courant. Nous pouvons ainsi facilement capter des modifieurs passés en arguments au script pour influer sur son comportement.

Imaginons le script script.sh qui contient le texte suivant :
#!/bin/bash
for arg in "$@"
do
  echo $arg
done

Rendons le exécutable et lançons le :
greg@localhost:~/$ chmod +x script.sh
greg@localhost:~/$ ./script.sh
greg@localhost:~/$ ./script.sh un deux trois
un
deux
trois

Changeons maintenant notre code en remplaçant le «@» par «*». Notre script devient :
#!/bin/bash
for arg in "$*"
do
  echo $arg
done


Lançons le:
greg@localhost:~/$ ./script.sh un deux trois
un deux trois

Voila ... bon week end !
Par greg - Publié dans : geekblog
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Lundi 12 mars 1 12 /03 /Mars 11:06
Les macro-commandes

Dans notre précédente excursion dans les arcanes de Vim, nous avons vu qu'il existait 3 grands groupes de commandes :
- les commandes de changement de mode
- les commandes de déplacement
- les commandes de coupé-copié-collé

Nous avons vu également que nous pouvions utiliser des multiplicateurs et définir des zones de textes. Le soucis de toutes ces commandes n'est il pas que, mêmes très puissantes, elles s'adaptent difficilement aux tâches répétitives ? Vim propose pour contrer cela d'enregistrer des séquences de commandes.

«qX» enregistre une suite de commandes dans le registre 'X' («q» pour arrêter l'enregistrement).
«@X» rejoue la suite de commande enregistrée dans le registre 'X'

Lorsque que vous passez en mode «enregistrement», toutes vos entrées clavier sont alors épiées et duemment enregistrées par Vim qui se fera une joie de vous ressortir la séquence dans l'ordre. Imaginez par exemple que vous ayiez une suite de temps en microsecondes séparés par des espaces et que vous voulez en faire une liste de lignes de temps en secondes.

Pressez vous en début de la ligne et rentrez «qa», la mention «recording» apparait en bas à gauche de Vim. Saisissez alors la suite de combinaisons suivantes :
«a.<ECHAP>f<ESPACE>is<ENTREE><ECHAP>q»

Nous avons rentré la suite de commandes nécessaire pour traduire un de nos temps, nous pouvons alors réitérer le scénario en appuyant sur «@a», mieux que cela, nous pouvons même demander à Vim de l'exécuter un certain nombre de fois pour nous en tapant «5@a».

Les délimiteurs
Ces macros commandes sont bien utiles pour nous faciliter la vie sur un grand ensemble de résultats. Le soucis est que lorsque l'on cherche à automatiser une tâches, il faut que tout le contenu se ressemble le plus possible. Or les travaux que nous cherchont à faire sur le texte inclue très souvent des blocs de tests bordés de délimiteurs tels que "()'{} ou même <tag></tag>.
Vim propose un moyen de ne sélectionner que ce qui est entre (ou avec) des délimiteurs donnés. Les touches «a» et «i» si elles sont précédées d'une commandes se comportent comme des déclarateurs de délimiteurs.

«a» pour sélectionner le contenu ET les délimiteurs.
«i» pour sélectionner le contenu des délimiteurs.


Par exemple
«da'»  efface le bloc délimité par '' (quotes comprises) sur la ligne courante.
«cit»  Efface le contenu du tag SGML, HTML ou XML de la ligne et passe en mode insertion.
«gUi"» passe sur la ligne, le contenu entre "" en majuscules.
«=i{» Indente le code compris entre les acolades courantes.


Pour finir, petite cerise sur le gâteau, il est possible d'afficher la commande en cours (partielle) dans la barre de status en tapant «:set showcmd»

Substitution
La substitution est une des grandes forces de Vim. Elles permet sur une zone de texte (par défaut l'ensemble du tampon), de substituer du texte par un autre en tirant parti des expression régulières. Les opérations de substitution et recherche ne prennent place que sur la ligne de commande Vim, elles sont donc précédées d'un «:».

«:s/un/deux/» Change la première occurence de "un" par "deux" sur la ligne courante.
«:%s/un/deux/g» Change toutes les occurerences (option «g» pour "gourmand") sur l'ensemble du tampon.
«:'<,'>s/un/deux/gc» Change toutes les occurerences de "un" par "deux" sur la précédente sélection visuelle en demandant confirmation.
«:%s/^/#/» Ajoute un "#" devant toutes les lignes du tampon.
«:%s/^#//» Supprime les "#" en début de ligne sur l'ensemble du tampon.


Si vous utilisez ces commandes dans vos scripts shells vous pourrez être confronté au problème d'échapper les caractères "/" contenu dans les motifs de vos recherches ou remplacements. Vim vous propose en fait de choisir vous même les délimiteurs de la commande de substitution pour vous éviter cette tracasserie:

«:s#/var/www#/home/greg/var/www#» change la première occurence de "/var/www" par "/home/greg/var/www" dans la ligne courante.

Ce dernier exemple pourrait encore soulever des remarques, les expressions régulières me permettent en effet de ne pas forcément savoir ce que je vais remplacer. Vim nous propose là encore un raccourci pratique : le "&". Il signifie "le texte qui correspond à ma recherche". Notre exemple précédent devient :

«:s#/var/www#/home/greg&#»

Imaginez maintenant que nous ayions une liste de noms prénoms séparés par des espaces et que nous souhaitions les inverser.

 Le support des expressions régulièrs de Vim et des groupes de correspondances va nous simplifier le problème en une ligne :
«:%s/(w+)s(w+)/2 1/»


Nous avons défini des groupes dans notre expression régulière par l'utilisation des "()" et nous remplaçons le tout par les groupes dans l'ordre inverse. Vim permet même certaines choses particulièrement intéressantes comme par exemple substituer en majuscules ou l'inverse voir même capitaliser. Nous allons remplacer notre liste toute en minuscule par le nom en majuscule avec une capitale sur la première lettre du prénom :
«:%s/(w+)s(w+)/u2 U1/»


La commande "globale"
Je vois d'ici des centaines d'idées germer dans vos cerveaux fertils. Mais cela devient vite insuffisant dès que l'on doit préciser que cette opération ne doit s'appliquer qu'à certains types de lignes, les expressions régulières deviennent vites très acrobatiques. Il existe une autre commande qui va vous éviter des acrobaties complexes : la commande "globale".

La commande "globale" «:g» permet par défaut de lancer un grep sur le tampon en court. Cette commande permet en fait de lancer une commande pour les lignes vérifiant le motif fourni. Ce dernier peut, là encore, être une expression régulière.

«:g/un/»  Affiche toutes les lignes du texte qui contiennent la chaîne "un" (utilise la commande «:p» par défaut).
«:g/un/#» La même chose mais avec les numéros de ligne.
«:g/deux/d» Efface toutes les lignes du texte qui contiennent "deux"
«:g!/^#/s/un/deux/gc» Remplace tous les "un" par des "deux" sur les lignes du textes ne commençant pas par "#" en demandant confirmation à chaque fois.
«:g/un/d A» Coupe les lignes contenant "un" et les met toutes dans le buffer nommé "a" (les buffer nommés en majuscules concatènent les ajouts).


Voila, j'espère que ce deuxième article vous sera utile et vous permettra de gagner du temps dans vos traitements de fichiers textes car c'est exactement le but de Vim. Nous n'avons évidemment pas couvert toutes les fonctionnalités de l'éditeur mais c'est également ce qui fait son "charme" : «des années d'utilisation et tous les jours quelque chose de nouveau».
Par greg - Publié dans : vim
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 4 mars 7 04 /03 /Mars 13:18
Un peu d'histoire
Si je vous demande un logiciel incontournable du monde linux qui s'apprend dans la douleur ? Je pense que sans soucis, la majorité d'entre vous me répondront Vi. Loué par les habitués pour la puissance de ses commandes, raillé par ses détracteurs lui reprochant son manque de convivialité, Vi est un logiciel atypique du paysage informatique.

Vi est un éditeur de texte modal (Cf la définition sur wikipedia) pour Unix écrit par Bill Joy en 1976. Un éditeur de texte n'est pas un éditeur héxadécimal, ni un traitement de texte, c'est à dire qu'il permet à un utilisateur de saisir des caractères textes (ascii) et de les enregistrer tels quels sous forme de fichier. Modal est ce qui fait toute la différence entre Vi et les autres éditeurs de textes, c'est à dire que Vi possède différents modes de saisie, principalement le mode commande et le mode édition.

Mais, me diriez vous, le tître de cet article fait mention de Vim et non de Vi, y aurait il tromperie sur la marchandise ? Nenni ! Le soucis de Vi est ... qu'il n'est pas libre. Impossible donc de le porter sur une plate-forme sans s'acquitter de droits. En 1991, Bram Moolenaar  a donc décidé, puisque personne d'autre ne le faisait, d'écrire un clone de Vi qui tournerait sur son amiga. Grâce à la licence libre de son programme, des contributeurs ont commencés à s'intéresser à ce projet et très rapidement, le clône a dépassé son modèle héritant ainsi du nom de Vim (Vi iMproved).

Quels sont les avantages d'utiliser Vim ? Le premier est très important : il fonctionne en mode texte. Il est donc possible de l'utiliser dans une console ou via SSH. Deuxièmement, il est très rapide : il se lance instantanément et est capable d'avaler des fichiers de plusieurs dizaines de mégaoctets sans se plaindre. Troisièmement : il est très puissant comme nous le verrons plus bas. Si son interface à de quoi rebuter au premier abord, sachez que son austérité n'est cepandant pas cliquophobe et qu'une interface graphique existe : GVim.


GVim7 - browser de classes, coloration syntaxique, onglets, splits, replis ... la classe !

Un éditeur de texte modal

Vim fonctionne avec des modes, et mine de rien, c'est le truc le moins intuitif au monde. Par défaut, on arrive sous Vim en mode commandes, cela veut dire que l'on peut taper sur son clavier, rien ne s'affiche à l'écran (sauf peut être des messages d'erreur) ... Vim interprète ce qu'on lui rentre comme une suite de commandes.  Le mode commandes est d'ailleurs le mode central de Vim, il suffit d'appuyer 2 fois sur la touche «echap» et l'on est en mode commande. Le mode Édition est le mode qui permet de rentrer du texte dans le fichier en cours. En fait le mode édition est soit un mode dit insertion soit un mode remplacement (on remplace du texte par la saisie).

passer d'un mode à l'autre
Touches Description
Echap Passe  en mode commandes
«a» ou «A» Passe  en mode insertion après le caractère courant ou en fin de ligne.
«i» ou «I» Passe  en mode insertion avant le caractère courant ou en début de ligne.
«o» ou «O» Passe  en mode insertion en ajoutant une ligne vièrge après/avant la ligne courante.
«s» ou «S» Efface le caractère/la ligne courant et passe en mode insertion.
«R» Passe en mode remplacement.
«v» ou «V» Passe en mode visuel par caractère / ligne.
«Ctrl+V» Passe en mode visuel par bloc.


Naviguer dans du texte

Bon, ça nous fait déjà les lettres "aiosrv", l'alphabet nous permet encore quelques combinaisons sympathiques ;o) notemment pour jouer avec du texe : se déplacer, faire du copier-coller et toutes ces choses qu'il est d'usage de faire dans un éditeur de texte.
 Pour bien comprendre comment fonctionne Vim, il est plus juste de considérer que le texte actuellement dans l'éditeur est un «buffer» (tampon). C'est à dire qu'il est dans la mémoire de l'ordinateur. Il est possible, nous verrons plus loin d'ouvrir plusieurs tampon, de les fusionner etc etc mais revenons à notre curser :

How to naviguer dans un tampon
Touche
Description
:445
Va à la ligne 445 du tampon en court
Touches fléchées ou «h,j,k,l»
Déplace le curser.

«w» et «b»
Déplace le curser d'un mot vers la droite / gauche
«(» et «)»
Déplace le curser d'une phrase vers le haut / bas
«^» et «$»
Va en début / fin de ligne
/chaine
Cherche la chaîne de caractères «chaine» et place le curser sur la première occurence («n» et «N» pour occurence suivante / précédente).
«tX» ou «fX»
Cherche la première occurence de "X" et place le curser devant / dessus.
«ma»
Créer un marqueur nommé "a"
«'a»
Place le curser sur le marqueur nommé "a"
«gg»
 pareil que :1
«G»
pareil que «:$» (fin de tampon).
«{» et «}» Va au paragraphe précédent / suivant.
«%» Va à l'acolade / parenthèse / crochet correspondant.
«*» Va à la prochaine occurence du mot sous le curser

Les registres et le copier-coller.

Comme vous pouvez le constater, Vim est riche d'un grand nombre de commandes pour se déplacer dans du texte. Jetons maintenant un oeil aux opérations de copier coller.

Copieeeeer, colleeeeer, que j'aime le copiéééé collé !
touches

Description

«u» Annule la commande précédente :o)
«dd»
Coupe la ligne courante vers le registre (reg) par défaut
«yy»
Copie la ligne courante vers le reg par défaut
«p» ou «P»
Colle avant / après la position / ligne courante depuis le reg par défaut
«dtc»
Coupe le texte depuis la position actuelle du curser jusqu'à la première occurence de la lettre "c" dans le reg par défaut.
«yw»
Copie le mot à droite dans le reg par défaut.
«d}» Coupe le paragraphe suivant dans le reg par défaut.

Ce registre par défaut a un petit goût de planté de baton n'est ce pas ? Il faut en effet savoir que Vim permet d'utiliser d'autres types de registres en lieu et place de celui par défaut ce qui vous permet de conserver différentes sélections selon vos besoins.

- les registres numérotés (1 à 9)
- les registres nommés (a à z et A à Z).

Le registre par défaut est un registre spécial appelé «""» et contient systématiquement le contenu de la dernière sélection.

Les registres numérotés permettent d'accéder à vos coupés-collés précédents le plus récent prenant l'index 1 et décalant tous les autres ... je vous laisse savourer cette cerise sur le gâteau du copier-coller.

"2p # Colle après le curser le contenu de l'avant dernier registre
"3P # Colle avant le curser le contenu de l'avant avant dernier registre.


Les registres nommés vous permettent de mettre de coté des sélections et de les ressortir quand bon vous semble.

"add # Copie la ligne courante du curser dans le registre nommé "a"
"bp # Colle le contenu du registre nommé "b"

Pour finir et s'y retrouver, la commande «:reg» vous permet d'afficher un ou tous les registres.

Les multiplicateurs et les marqueurs

Avant de pousser plus loin notre exploration, il est important de savoir que presque toutes les commande Vim peuvent s'appliquer un certain nombre de fois (multiplicateurs) et / ou sur une région bien définie du tampon (marqueurs).

Les multiplicateurs permettent d'indiquer combien de fois répéter une commande. Il se saisissent sous forme de nombres rentrés juste avant la commande voulue :

3w # Déplace le curser de 3 mots vers la droite
2tA # Place le curser devant la deuxième occurence de la lettre "A".
d35d # Coupe les 35 lignes sous le curser dans le registre par défaut
"cy5b # Copie les 5 mots à gauches dans le registre nommé "c"
"a500p # Colle 500 fois le contenu du registre nommé "a" avant le curser.

Vous allez me dire avec raison que compte le nombre de ligne à supprimer n'est pas le moyen le plus simple de faire. Pour cela Vim propose d'appliquer des commandes sur certaines régions du texte soit en utilisant les numéros de lignes, soit les marqueurs :

:20,35y # Copie de la ligne 20 à la ligne 35 dans le registre par défaut.
:,100d # Coupe de la position actuelle jusqu'à la ligne 100
:100,d # Coupe de la ligne 100 à la position actuelle
:,$d # Coupe de la ligne actuelle jusqu' à la fin du fichier
:,'ay # Copie de la position actuelle du curser jusqu'au marqueur nommé "a"
:'a,'bd # Coupe du marqueur nommé "a" au marqueur nommé "b"
:-15,+15d # Coupe de 15 lignes avant à 15 lignes après la position du curser.
:%d # Supprime toutes les lignes du tampon (equiv :1,$d)

Vim propose un mécanisme de sélection plus intuitif que le mécanisme de marqueurs nommés qui permet d'appliquer des commandes sur une sélection :

le mode visuel

Le mode visuel permet de définir manuellement des régions à l'aide d'une sélection. Pour cela il suffit de rentrer en mode visuel à l'aide d'une des commandes données dans le tableau 1 et ensuite de se déplacer à l'aide de n'importe quelle combinaison de commandes de déplacement jusqu'au point désiré. Un fois cela fait, pressez «d» pour couper. Si vous préférez garder votre sélection, pressez «echap» pour retourner en mode commande. Les marqueurs «<» et «>» sont maintenant fixés vous pourrez les utiliser quand bon vous semble. Si vous voulez rentrez de suite une commande sur votre sélection, pressez «:» une fois la sélection faite, vim vous proposera automatiquement le prompt suivant :

:'<,'>

Ne vous reste qu'à appliquer la commande voulue.

Jongler avec les tampons

 La notion de tampon n'est pas un artifice purement gadget. On peut ainsi charger un fichier dans le buffer ou sauvegarder le buffer dans un fichier. Mais on peut également écrire le buffer dans l'entrée d'une commande Unix ou remplir le buffer à partir de la sortie d'une commande Unix ou d'un autre tampon !

Commandes de gestion des tampons
Touches
Description
:Ex
Ouvre un explorateur de fichiers
:enew Créée un tampon vide
:e fichier
Créer un tampon à partir du fichier «fichier»

:w
Écrit le tampon dans le fichier en cours si ouvert.
:w newfile
Écrit le tampon en cours dans le fichier «newfile»
:r fichier
Insère le fichier «fichier» dans le tampon actuel à la ligne courante.
:r !commande
Exécute «commande» et insère sa sortie standard dans le tampon actuel à la ligne courante.
:sp fichier
Sépare l'écran en 2 et charge «fichier» dans le nouveau tampon.
:wq ou :x
Sauve le tampon dans le fichier ouvert et quitte Vim

Vous remarquerez qu'en mode commande, lorsque vous tapez le caractère «:» une ligne de commande apparait en bas de votre écran : la ligne de saisie de commandes. Il s'agit du mode normal de saisie de commandes, les commandes non saisies sont des raccourcis vers les commandes saisies. (appuyer sur la touche «a» est un raccourci de la commande «:append»). Vous remarquerez qu'une pression sur la touche TAB après une des commandes de lecture ou d'écriture de fichier vous offre le choix des fichiers ou répertoires (autocomplétion).

Vim va plus loin, il est possible par exemple d'écrire seulement une partie du tampon en court dans un fichier ou une commande en définissant des marqueurs ou en passant par le mode visuel. Imaginez que vous ayiez dans un fichier, des requêtes SQL compliquées que vous gardez précieusement. Vous voulez exécuter l'une (ou plusieurs) d'entre elles mais pas l'ensemble du fichier. En mode commande, placez votre curser au début de la première requête à exécuter, puis passer en mode VISUEL en pressant les touches «SHIFT V». À l'aide des touches fléchées, sélectionnez jusqu'à la fin de la requête qui vous intéresse et pressez la rouche «:». Rentrez alors

:'<,'>w !mysql ma_base -u mon_user -h mon_host -p

Vous allez écrire votre séléction dans l'entrée de la commande mysql ... le tour est joué.

Plus loin avec Vim
Évidemment Vim possède une aide accessible à tout moment en pressant la touche «F1» ou en tapant ":help commande" en mode commande. Cette aide est très complète et naviguable facilement, seul hic : elle est en anglais.

Si cet article vous a intéressé faites le moi savoir, nous verrons la prochaine fois comment effectuer des recherches complexes, éditer plusieurs fichiers dans des tabs, remplacer et générer du contenu grâce à des expressions régulières, installer des plugins, configurer Vim grâce au vimrc, créer des macros et plus encore.
Par greg - Publié dans : vim
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires
Samedi 17 février 6 17 /02 /Fév 09:54
La semaine dernière, j'ai installé Beryl. C'est arrivé comme ça un peu par hasard au détour d'un lien. J'avais précédemment pas mal lutté pour installer Compiz, son grand frère et le manque d'intégration avec KDE au regard de la valeur ajoutée m'avait poussé à m'en tenir à un bureau normal pour les mois à venir. Vu que ce coup ci, l'installation était l'affaire de deux coups de click, je me suis laissé tenté et ai décidé de vivre un peu tous les jours avec pour voir si au bout de quelques temps je pouvais m'en passer ou non.

1° Premiers contacts
L'installation s'est cette fois déroulée sans soucis. Beryl possède un dépot pour Ubuntu 6.10 et des paquets pour KDE ont cette fois vu le jour. Mon laptop (centrino duo) et sa modeste carte graphique à base de chipset intel915 se sont soudainement transformé en un couple virtuose.

Le premier truc qu'on regarde avec Beryl, c'est le coup des bureaux virtuels sur le cube. Ça ne sert absolument à rien mais c'est très impressionant.


C'est la danse des bureaux virtuels...

Avec ce truc là, vous êtes sûrs de rendre jaloux tous vos collègues de bureau. À grands coups de souris voila les bureaux qui défilent à toute vitesse, on voit réellement toutes les applis continuer à tourner en même temps le tout avec une fluidité étonnante.

Pour tout vous avouer, le coup du cube, dans la vraie vie, ça ne sert à rien d'autre que de faire plaisir à ses yeux. La fluidité est la vraie valeur ajoutée de Beryl. Je continue de m'en tenir au raccourci pour atteindre rapidement chaque bureau.

2° Les fenêtres
Beryl dans la vie de tous les jours c'est surtout tous des petits effets visuels agréables pour tout ce qui est courant : apparitions, disparitions, réductions, mouvements de fenêtres etc... Les fenêtres «molles» sont, à mon goût une des choses les plus intéressantes de Beryl. Les fenêtres se collent, s'étirent, tremblent comme de la gelée et mine de rien, cela change le rapport entre l'utilisateur et l'ordinateur, comme si on se sentait plus à l'aise avec des fenêtres que l'on pouvait malaxer à volonté.

À cela s'ajoute un effet configurable à souhait pour chaque action, le tout dans une fluidité parfaite. Les fenêtres apparaissent et disparaissent en tremblottant, dans une sorte de brouillard ou encore se consument dans des flammes. Tout cela est évidemment toujours complètement inutile mais il est bien agréable d'avoir une interface qui répond au doigt et à l'oeil et cela compte quand on passe ses journées devant.

Le fait par exemple que l'on puisse jouer sur la transparence des fenêtres à volonté permet parfois de saisir dans une fenêtre tout en gardant l'oeil sur une fenêtre dessous. C'est ce genre de chose qui changent la manière de travailler. Ma barre de ressource machine n'est ainsi plus une gène, elle est semi transparente par dessus les autres fenêtres et ne m'embète plus.

Multiple source d'information grâce la transparence


3° La navigation
Outre le cube et les bureaux virtuels que proposent presques tous les gestionnaires de fenêtres sous Linux, est à signaler la présence d'un effet «exposé». En fait, je devrais dire qu'il existe deux exposés, un pour les fenêtres du bureau courant et un autre pour l'ensemble des fenêtres. Là encore, rapidité, fluidité et fenêtres molles. La possibilité de passer en mode exposé en plaçant la souris dans un des coins de l'écran n'est évidemment pas sans faire penser à un autre pionnier de l'interface : MacOSX.


L'autre moyen très connu pour naviguer entre les fenêtres est la combinaison ALT+TAB. Beryl propose là encore un ALT+TAB pour les fenêtres du bureau courant et un autre entre toute les fenêtres. Comble du luxe graphique, Beryl propose un deuxième effet : le SUPER + TAB (le super étant la touche windows). Cela fait tourner les fenêtres sur une ellipse pour choisir la fenêtre à faire passer au premier plan. Il est possible de les faire tourner dans les 2 sens avec l'utilisation on non de la touche SHIFT et là encore de choisir le scope des fenêtres avec l'utilisation ou non de la touche CTRL.

Une des grandes forces de Beryl est également la possibiltié de lui ajouter des plugins. Il est ainsi possible d'ajouter des extensions permettant de grouper des fenêtres (comme sous Enlightenment) et ainsi de leur donner le même comportement (mouvement réduction etc)  très pratique pour des applications multi fenêtres comme Gimp. Il est également possible de tabber les fenêtres (comme sous Fluxbox) tout cela étant décrit ici.


4°Conclusion
Après deux semaines de Beryl, je dis OUI. Aujourd'hui ce gestionnaire de fenêtres est celui que j'utilise par défaut pour travailler. Sa fluidité et l'impression de souplesse qu'il procure sont très agréables et transforment un tant soit peu l'expérience de l'utilisation d'un ordinateur. Certains verront comme un défaut, d'autres comme une qualité les centaines de réglages possibles pour chacun des effets, les valeurs par défaut étant très bien.

 Tout cela semble être la perfection même me direz vous. Beryl possède heureusement des defauts. Le premier est le manque d'intégration avec KDE. Les bureaux virtuels semblent être gérés séparemment par les 2 applications ce qui rend inutile la partie KDE. D'autre part, et curieusement d'ailleurs, j'ai des soucis avec les jeux utilisant OpenGL (crack-attack ne se lance plus). Comme il est possible en un click de revenir à l'environnement fenêtré par défaut de KDE cela ne pose pas de réel problème mais tout de même.


Pour finir, je vous dirai que malgré l'inutilité directe de cet environnement, le plaisir de l'utiliser prend le pas et tous ceux qui le voient tourner contractent le désir de voir une telle chose prendre place sur leur machine. Le couple Kubuntu + Beryl étant relativement facile à installer cela est un vecteur de Linux chez l'utilisateur néophyte, initiative que je ne peux qu'encourager.
Par greg - Publié dans : geekblog
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Dimanche 11 février 7 11 /02 /Fév 13:05
Le système de paquets debian est à mon humble avis la grande force de cette famille de distribution. Un utilisateur «normal» n'a probablement jamais besoin de toucher quoi que ce soit dans la configuration pour avoir une distribution en permanence à jour et, avec Ubuntu, bénéficier d'un panel complet d'applications.
Un monde parfait n'existant pas, il arrive tôt ou tard que l'on aie besoin d'une application qui ne soit pas spécifiquement packagée pour Ubuntu et que l'on ne trouve que la version Debian.

C'est exactement ce qui risque de vous arriver si vous décidez d'installer DBDesigner4 par exemple à partir de leur site. Ce logiciel n'étant pas packagé, je télécharge une archive binaire et lance impatiemment l'exécutable. Erreur : il ne trouve pas la lib kylixlibs3-borqt.
Un apt-cache search finira de me saper le moral en ne me trouvant aucun paquet contenant ce nom dans le repository d'ubuntu (ni debian d'ailleurs, il s'agit d'un paquet de la suite Kylix de Borland).

Par chance, j'arrive à trouver un paquet de la dite lib packagée pour debian. Je la télécharge et lance un dpkg -i . Erreur (encore) le paquet «xlibs» est une dépendance recquise de ce paquet. Cependant, cette dépendance ne doit pas être critique car désormais DBDesigner fonctionne. Je ne peux pourtant rester dans cet état car ce problème de dépendance empêche toute nouvelle opération sur ma distribution, le système de paquets me demandant de résoudre ce problème avant toute chose.

Soit ! J'ouvre le paquet avec Ark, extrait le fichier control.tar.gz et édite le fichier nommé control. Il suffit de supprimer «xlibs» dans la liste des dépendance, de remettre control dans control.tar.gz et ce dernier dans le fichier .deb. Je relance mon «dpkg -i» et voila !

Si vous préférez télécharger directement la lib, cliquez ici
Par greg - Publié dans : geekblog
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Mardi 30 janvier 2 30 /01 /Jan 22:43
Je m'étais promis  de ne pas parler de Windows Vista ... j'échoue lamentablement sous vos yeux. Me voila donc à mon tour en train de participer au tremblement de net qui aurait fait frémir Richter. Windows Vista est sorti, je l'ai vu.

Premièrement je suis sidéré du travail marketing et du battage médiatique autour de la sortie de ce produit qui a commencé il y a maintenant bien 6 mois. Relayée par la presse informatique nous avons vu jusqu'à plusieurs articles par jour sur les sites généralistes autour du «nouveau» système d'exploitation de Microsoft : Vista serait super sécurisé, Vista aurait un système révolutionnaire de gestion de bureau, Vista serait bon pour la peau en application locale, guérirait le hoquet chronique j'en passe et des meilleures, tout étant bon à dire au conditionnel, l'essentiel étant d'en parler. Moi qui pensait que le propre d'un système d'exploitation était de se faire oublier ...

J'imagine que devant la masse de conditionnels engloutis au bout de 6 mois de brossage de crâne quotidien, une pointe de curiosité viendrait aiguilloner même le cerveau le moins dynamique voir même le stimuler pour le pousser à découvrir ce dont tout le monde parle tant. Et pour tout vous avouer, Windows Vista est agréable à utiliser, il est même joli. Sur un optéron avec 1Go de ram et une carte graphique à refroidissement liquide, les fenêtres apparaissent et disparaissent avec des effets de transparence éthérée très agréables. La réactivité est de mise et les effets graphiques très étudiés, en anglais on appelle cela «Candy eye» à savoir «sucré de l'oeil». Et le sucre, c'est attractif. Bien entendu, vous n'aurez le droit à la totalités des gadgets que si vous utilisez la version haut de gamme vendue un peu moins de 600€ la license et ce n'est là qu'un avant goût de l'amertume de la pilule.

Car le temps où Microsoft jouait les fournisseurs bienveillants de technologie, tolérant officieusement un certain niveau de piratage pour laisser croître leurs parts de marché, n'abusant pas de son monopole d'ailleurs acquis honnêtement par la seule qualité de ses produits, est révolu. Sur tous les fronts, vous n'aurez plus le choix : la seule direction possible c'est le tiroir caisse et ensuite on ne vous laissera le loisir que d'y revenir. Je vous laisse lire cet excellent article qui vous expliquera comment grosso modo Vista va transformer votre ordinateur en un terminal de vente de loisirs numériques dans votre salon tout en brûlant, comme d'habitude le terrain à toute concurrence possible. La pilule commence à prendre un goût franchement amer.

Je ne vais pas m'étendre sur toutes les promesses non tenues de Windows Vista qui devait être, lors de son annonce, l'OS révolutionaire que tout le monde attendait dont la plus importante : le système de fichiers WinFS et celles tenues qui existent déjà sur les OS concurrents (sécurité, interface fluide) ... toute référence à une senteur de pomme serait fortuite.

Mais en fait, je sais bien que mon propos ne sert pas à grand chose sauf peut être me faire passer pour un refractaire idéaliste. Car demain, sur votre PC, vous aurez Windows Vista que vous le vouliez ou non et ce pour plusieurs bonnes raisons :
  1. les jeux ne tourneront que sur Vista et son API DirectX10.
  2. il sera préinstallé lorsque vous achèterez votre prochain PC, c'est pas juste mais c'est comme ça.
  3. Les prochaines générations de sites web produiront des flux audio et vidéo encodés sous des formats propriétaires décodés nativement sous Vista.
C'est ce qu'on appelle faire avaler la pilule même si sur ce coup là, je commence à douter que ce soit vraiment une pilule.

Est il possible de dire non ?
Oui, dans une certaine mesure. Les principaux logiciels commerciaux disponibles sous Windows le sont également sur les Macintosh, c'est toujours du propriétaire mais cela diversifie un tant soit peu l'écosystème informatique.

Il existe enfin des distributions commerciales (et libres) de Linux (Ubuntu, Novell Suse, Mandriva) qui proposent des environnements de bureau «candy eye» et qui couplés avec Wine ou Codeweavers, peuvent vous faire tourner Photoshop et bien d'autres applications Windows sans avoir à mettre le bout du petit doigt dans l'engrenage commercial de l'éditeur de Redmond ... on appelle cela la liberté.
Par greg - Publié dans : geekblog
Ecrire un commentaire - Voir les 6 commentaires
Dimanche 28 janvier 7 28 /01 /Jan 13:56
Bonjour à toutes et tous,

Aujourd'hui, une petite feinte pour avoir php4 et php5 sur le même serveur web (en l'occurence ici Apache2). L'astuce consiste à en avoir l'un des deux en CGI (dans notre exemple php4 sera en CGI et php5 en module).

Installez PHP5 comme d'habitude, sous Ubuntu cela se fait en 2 coups de paquets :

dudul47:~/# apt-get install libapache2-mod-php5

Pour tester le bon fonctionnement de notre installation, nous allons créer 2 répertoires sous /var/www, les répertoires site_php4 et site_php5. Dans chacun de ces répertoires, nous allons déposer juste un fichier index.php contenant le code suivant :

<?php phpinfo(); ?>

Créons ensuite les fichier de configuration d'apache pour ces 2 sites :

<VirtualHost *:80>
  ServerName php4.localhost
  DocumentRoot /var/www/site_php4
</virtualHost>

Sauvegardez ce fichier sous /etc/apache/sites-available/site_php4.conf et faîtes la même chose pour site_php5.conf en remplaçant php4 par php5.

Petite commentaire sur le nom du serveur. Je pars du principe que l'installation se fait en local (127.0.0.1) mais il se peut que votre serveur web soit une autre machine. Dans tous les cas, il est nécessaire que le nom donné dans la directive ServerName soit résolu sur le client. Pour cela, utilisez le fichier local de résolution (/etc/hosts sous linux) ou ajoutez une entrée DNS.


Déclarez ces fichiers auprès d'apache

dudul47:~/# a2ensite site_php4.conf
Site site_php4.conf installed; run /etc/init.d/apache2 reload to enable.
dudul47:~/# a2ensite site_php5.conf
Site site_php5.conf installed; run /etc/init.d/apache2 reload to enable.

Redémarrez apache et vous devriez voir dans votre navigateur 2 pages identiques sur les sites : le phpinfo de PHP5. Nous allons maintenant installer php4 et configurer apache pour l'utiliser sur site_php4.

dudul47:~/# apt-get install php4-cgi

Ça, c'est fait. Modifions la configuration du virtualhost site_php4 pour qu'il utilise une CGI quand il rencontre un fichier portant une extension .php

Pour cela, il est nécessaire de charger un module d'Apache permettant la redéfinition d'une action associée à un handler (le module actions).

dudul47:~/# a2enmode actions
Module actions installed; run /etc/init.d/apache2 force-reload to enable.


Modifions le fichier de conf de site_php4.conf

<VirtualHost *:80>
  ServerName php4.localhost
  DocumentRoot /var/www/site_php4
  ScriptAlias /cgi-bin /usr/lib/cgi-bin
  AddHandler x-httpd-php4 .php
  Action x-httpd-php4 /cgi-bin/php4
</VirtualHost>

Reste à redémarrer Apache, rechargez la page et voila !

Une autre page sur le sujet sur le wiki de unelectronlibre.info.  
Par greg - Publié dans : geekblog
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Mardi 9 janvier 2 09 /01 /Jan 23:14
Bonjour à toutes et tous, une fois n'est pas coutume, je vais parler de logiciels que j'aime bien et pas des moindres puisqu'il s'agit de l'environnement de travail KDE.

Linux compte aujourd'hui, plusieurs centaines de gestionnaires de fenêtres du plus sommaire (twm) au plus sophistiqué. Né de la volonté de proposer un environnement de travail complet comme on peut le trouver sous Windows (tm) ou Macintosh (tm), KDE arrive aujourd'hui à maturité et se démarque déjà sur beaucoup de points de ses concurrents propriétaires.
Un petit peu d'histoire
«The K Desktop Environment» est né en 1996 de la volonté de proposer une alternative libre et conviviale à l'austère CDE (Common Desktop Environment) sous Unix. Le choix de la bibliothèques de gadgets graphiques s'est alors porté sur Qt développée par Trolltech alors toute jeune start up norvégienne. La volonté de Matthias Ettrich était de proposer un environnement facilement utilisable par les non informaticiens avec un gestionnaire de fichiers, un outil de messagerie et un éditeur de texte.

L'enfance
La version 1 de KDE est sortie 2 ans après.... c'était (comment dire ...) pas terrible.  En gros, c'était moche et ça faisait bien moins de choses que les cousins propriétaires mais le projet avançait dans la bonne direction.

L'adolescence

La version 2 (Octobre 2000) était déjà graphiquement plus aboutie au prix d'une lourdeur sans pareil.... utiliser un terminal était toujours plus rapide. Cette version voit l'apparition du navigateur Konqueror et l'utilisation d'un framework de communication interprocess.

La jeunesse
C'est véritablement avec la version 3 et la résolution des problèmes de lenteur (au prix d'une consommation de mémoire plus importante) que KDE entre véritablement dans le monde des environnements bureautiques. Au moment ou j'écris ces lignes, la version est la 3.5.5 est c'est à mon humble avis, l'environnement de travail le plus moderne qui soit aujourd'hui sur des ordinateurs personnels.

KDE c'est aujourd'hui plus de 4 millions de lignes de code (plus que le noyau linux), 800 contributeurs, 300 traducteurs  (67 langues supportées) et 106 sites de téléchargements officiels dans le monde entier.

Premiers pas
La première chose qui fait que je n'aime pas utiliser des environnement autres que sous Linux est leur interaction entre la souris et les fenêtres. Sous Windows ou OSX, vous devez cliquer sur la fenêtre pour prendre la main, devez aller sur un coin ou la barre pour aggrandir ou bouger la fenêtre sur l'écran. La majorité des environnements fenétrés modernes sous Linux vous permettront de choisir le choix de la prise en main sur les fenêtres : click ou survol. Le fait de pouvoir ballader le focus du clavier en bougeant la souris permet par exemple d'avoir une fenêtre au premier plan et de rentrer du texte dans une fenêtre placée en dessous.

La possibilité de «prendre le controle» de la fenêtre avec la touche ALT est un autre énorme avantage. Vous pressez ALT, puis cliquez et bougez une fenêtre en la saisissant de n'importe quel point avec le bouton gauche et modifiez sa taille avec le bouton droit. Mieux encore, puisque vous n'avez plus besoin d'accéder à la barre de tître de la fenêtre pour pouvoir la bouger, vous pouvez faire déborder vos fenêtre hors de votre écran sans crainte ... voila votre bureau qui s'aggrandit :)



Les bureaux virtuels (ils en existe des tonnes de sortes) sont un autre énorme avantage. Ils existent sous forme de programmes tiers sous OSX et Windows.

Barre des tâches et 6 bureaux virtuels sous KDE

 Quels sont leurs avantages :
- Passer d'un bureau à l'autre avec une combinaison de touche : par exemple, j'ai un BV avec mon navigateur, un autre avec mes mails encore un avec un terminal, je peux donc atteindre l'une ou l'autre de ces applications d'une simple combinaison de tou ches.
- Avoir un endroit «propre» pour les applications multi fenétrées : cela évite d'avoir à jouer de l'exposé ou du alt+tab pour retrouver votre fenêtre d'outils, votre fenêtre de calques etc etc Il est bien sûr possible de passer les fenêtre d'un bv à l'autre et même de dire à une fenêtre d'être présente sur tous les bureaux virtuels.               Vous voulez garder votre barre d'outils au dessus ?


Konqueror : le couteau suisse du bureau.

Konquror est un outil qui vous permet d'associer des fichiers à un type de visualisation. Konqueror s'occupe lui même de l'affichage de certains fichiers (pages web, images, texte etc etc ) et vous permet de lancer des application externes facilement.
Le grand avantage de Konqueror est qu'il est capable d'utiliser un très grand nombre de protocoles : HTTP (pages web), FTP, (fichiers), SMB (partages windows), IMAP, POP3 (courrier). Le plus sympa c'est le support du SFTP qui permet de lire des fichiers via SSH.
 
Konqueror - Tab scindée en plusieurs zones pour afficher une page web et le contenu de disques locaux et distants (via SSH). La popup permet de prévisualiser le contenu.

Kontact - messagerie et calendrier
Kontact est le coeur de l'environnement de travail sous KDE puisqu'il regroupe les application de courriel, de calendrier et de gestionnaire des tâches. Il est possible de stocker les mails et les calendrier dans un serveur IMAP et pour peu que vous ayiez un serveur LDAP vous voila avec les calendriers partagés et tout ce que l'on nomme communément "groupware". Le gestionnaire de contacts est très bien fait et l'ensemble des applications est très riche en gadgets (calendrier qui reste collé dans un coin, suggestion des contacts lors de la frappe etc). Le tout est au format Ical donc complètement compatible avec les applications sous Mac et dans une moindre mesure avec Outlook.

Décrire l'ensemble des possible sort du cadre de cet article mais la fusion d'un logiciel de gestion de tâches dans l'entreprise :
- possibilité de définir une hiérarchie de tâches dans le temps
- assigner ces tâches à des collaborateurs
- chronométrer ces tâches au fil de l'eau avec le chronométreur «Karm»
- Visualiser ces tâches sur l'agenda et leur état (terminé, en cours)
- Signature électronique des mails et des documents (intégration avec gnupg)


Le portefeuille de mots de passe est un élément important de la suite KDE car il regroupe l'enemble des mots de passes et des authorisations.   Il peut être ouvert par application ou par session. (chaque application demande à accéder au portefeuille de mots de passe ou le portefeuille est ouvert une fois pour toute). Les mots de passe sont stockés dans un fichier crypté sur le disque.


Une interface d'administration à la MacOSX, ce tître n'est pas anodin car c'est le changement depuis les versions 3.x de KDE, l'interface d'administration du système s'inspire très largement de son homologue Appleien. C'était plutôt nécessaire vu la complexité de l'interface précédente, la nouvelle est donc plus simple, plus claire bref : on y passe moins de temps.

La possibilité de passer root via l'interface graphique permet vraiment d'avoir accès à des composants importants du système sans forcément avoir à ouvrir une console.

There is more than one way to do it !
Cet adage cher au monde du libre caractérise également cette suite KDE. La richesse de configuration de cet environnement permettra à tout le monde de s'organiser à son aise autour des outils puissants fournis.
 
Le gestionnaire d'espace disque «filelight»

Cet article ne se prétend d'ailleurs pas exhaustif quant aux possibilités offertes par cet environnement de travail et l'on aime à découvrir une nouvelle astuce ou une fonctionnalité que l'on avait pas remarqué au premier abord. Vous pourrez sûrement trouver l'application ou le widget dont vous avez besoin sur l'un des 2 sites kde-apps et kde-look.

Déplacer un fichier en 2 clicks

Un des énormes avantages de KDE est avant tout la rapidité qu'il octroie à celui qui l'utilise.
Restauration automatique des applications lors de l'ouverture de session, explorateur de fichiers express, lanceur d'applications, tout est fait pour vous faciliter la vie.

Le futur : KDE 4.0
KDE 4.0 nous promet des changements alléchants. Changement du moteur de rendu, avec l'utilisation de «plasma», les interface affichées par les développeurs n'ont rien à envier aux dernières versions des cousins propriétaires. L'intégration également du système de gadgets Karamba permettra des effets à la Dashboard de OSX. Cette version utilisant la dernière mouture de la librairie graphique QT sera encore plus rapide, vous n'aurez donc pas besoin de racheter un ordinateur pour le faire tourner, si vous utilisire déjà KDE sous Linux avant, tout au plus vous rajouterez un peu de RAM.

Pour finir, le dernier environnement KDE est disponible sur la distribution Kubuntu 6.10, vous pouvez l'essayer sur un liveCD donc sans toucher à votre précieux disque dur.

Né de la volonté de créer un environnement convivial, proposant la puissance d'Unix à des non techniciens, le pari de l'équipe KDE est aujourd'hui en train de réussir et tous ceux qui feront le pas de sortir des sentiers battus de l'interface de bureau propriétaire témoigneront en de sa richesse, sa rapidité et sa convivialité.
Par greg - Publié dans : geekblog
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Dimanche 31 décembre 7 31 /12 /Déc 12:49
Chers lectrices, lecteurs, réguliers ou vagabonds de blogs je vous souhaite à toutes et tous une excellente année 2007.

Fleurissent en fin d'année les chroniques journalistique faisant la synthèse de cette année passée et pour peu de naviguer sur différents sites, on y lit tout et son contraire. Loin de moi l'idée d'endosser la casquette de journaliste, j'ai pour l'occasion juste envie de vous faire part des découvertes qui ont marquées pour moi cette année 2006.

Le patch Vserver.
Alors que le monde Windows n'a plus que le mot virtualisation à la bouche, le patch vserver apporte une réponse différente aux problématiques d'hébergement virtuel. Ce patch permet à des utilisateurs d'avoir accès à un linux qui leur est propre ce dernier étant pourtant hébergé par un linux maître. Cela rejoint en quelques sortes le noyau User Mode Linux mais ne nécessite pas de lancer un linux dans un linux, l'environnement esclave étant géré directement par le linux maître. Plus question de machine virtuelle coûteuses en ressources dans ces conditions. Les systèmes de fichiers des machines esclaves restent disponibles depuis la machine maître ce qui rend l'administration aisée sans compter le fait qu'il est possible de laisser le mot de passe root des machines esclaves à leurs propriétaires sans empêcher les administrateurs de la machine maître d'y accéder. De cette façon, il est possible de caser une cinquantaine de machines esclaves sur un bi xéon avec 4Go de ram.

Ubuntu.
Ubuntu a été une des mes bonnes surprises cette année. En tant qu'utilisateur de Debian depuis des années, je ne peux plus me passer du apt-get, des fichiers de conf et de la stabilité légendaire qui fait que ce système est utilisé en ligne par nombre de professionels. Ubuntu répond à un soucis qu'éprouvent les utilisateurs de Debian et qui rebute bon nombre de néophyte : avoir une distribution à jour au niveau bureau de travail. D'autre part, Debian ne peut pénétrer profondément le milieu de l'entreprise à cause du manque de support commercial ce à quoi répond Ubuntu.
Enfin, pour moi, Ubuntu ne serait pas une bonne surprise sans

KDE
KDE 3.5 est, à mon humble avis, l'environnement de bureau le plus complet qui m'ait été donné d'utiliser à ce jour (du moins les autres existants sur Linux, Win XP et OSX). Il faut dire que KDE est un mixte d'idées venant de ces 3 mondes et configurable à volonté. Il est ainsi possible d'avoir la barre de menu des applis en haut de l'écran comme sur un Mac, d'avoir le focus des fenêtres suivant la souris comme sur SGI et presques tous les WM sous Linux et le thème de WinXP.
D'autre part, KDE est founi avec une panoplie complète d'outils de bureautiques, mails, calendrier, outils de suivi de temps, suite bureautique complète bref ... tout ceci fera l'objet d'un article complet très bientôt sur ce blog.

Symfony
Après m'être penché sur les vertues de Ruby et de Rails à propos desquels je garde une oreille favorable pour la grande puissance du langage et le pragmatisme de Rails. Le grand avantage (et le seul à mon goût) de PHP devant Ruby est sa facilité d'hébergement. Symfony apporte au monde PHP un véritable framework de développement MVC qui permet d'automatiser au maximum les tâches répétitives du programmeur, de factoriser le code de façon optimale. Symfony apporte au programmeurs tous les ingrédient du développement dit "agile". La cerise sur le gateau est l'intégration de helpers pour Ajax qui permettent très rapidement de réaliser des interfaces intuitives si ce n'est juste de surfer sur la vague du WEB2.0 qui déferlera en 2007 dans vos navigateurs.

Meilleurs voeux à tous.
Par greg - Publié dans : geekblog
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés